28.07.2005

Sex and the City

Cet article ne sera pas en anglais, même si le titre est totalement anglophone…mais je crois que la plupart des lecteurs savent ce qu’on traitera dans cet article. Pour les moins avisés, « Sex and the City » est une série américaine devenue culte, représentant la vie new-yorkaise de quatre copines célibataires. Une vie quotidienne dans le plus grand luxe, avec des hauts et des bas.
Tout d’abord, je tiens à clamer haut et fort que cette vie new-yorkaise qui fait rêver la majorité écrasante des téléspectateurs, n’est pas donnée à tout le monde. Il s’agit bien d’ « executive women » qui se sont vues tout donner afin d’être catapultées dans leurs carrières professionnelles et atteindre les sommets. Par conséquent, elles habitent dans de somptueuses maisons, s’offrent une garde-robe griffée et fréquentent les lieux les plus branchés. Des femmes frisant la quarantaine, qui ont privilégié leurs carrières avant tout autre chose. Une vision très individualiste d’une vie américaine à haute consommation. Tout est consommable, des habits jusqu’aux hommes.
Des femmes à l’air adolescent, que rien ne fait reculer. Une dimension parfois réaliste liée aux aléas de la vie…reste que le mode de vie fait rêver plus qu’il n’est accessible. Aussi, un comportement dévergondé vis-à-vis de leurs vies sexuelles. Spécialement Samantha qui ne se voit refuser aucune occasion pour faire une partie de jambes en l’air. Une approche ludique de la sexualité et de tous les « sex toys » qui font furie auprès des femmes avides de sensations fortes et nouvelles. Aucune pratique n’est mal vue, aucune situation n’est étonnante et tout est bon à vivre. De la bisexualité à l’échangisme, tout en passant par l’asexualité. On a laissé loin derrière nous la monogamie et le concept de fonder une famille.
Vue d’un œil dépourvu de sens critique, cette série semblerait être vide de sens et de contenu, car les actrices passent d’une aventure à une autre, tout en faisant quelques séquences shopping de temps à autre. Ceci ne nous intéresse point de cette perspective. Mais ce qui est plus captivant, c’est la vie solitaire de ces femmes qui n’ont rien ni personne pour les aider. Même si elles sont copines, il y a toujours des coups dans le dos. Leurs attitudes exubérantes et leur comportement extraverti ne remplace en aucun cas ce vide qui s’est installé au fond de chacune d’elle, et dont Carrie Bradshaw (la vedette) parle de temps à autre. A la fin, une constatation imminente s’impose ; elles veulent retourner au mode de vie traditionnel qu’est de fonder un foyer et d’avoir un conjoint aimant. Car tout compte fait, il faut bien quelqu’un avec qui on se retrouve le soir après une journée chargée en émotions…

Hind El Gaidi

04.06.2005

La Philosophie Nous Aide-t-Elle à Mieux Vivre?

Nous avons tous gardé un souvenir rébarbatif de nos cours de philosophie; à cause du professeur incompréhensible, des sujets trop épineux, ou encore des textes insondables. Une fois passé le cap du bac, rares sont ceux qui ont continué à penser à l'essence de la matière, la différence en croire et savoir ou la liberté selon Kant. Nous avons vécu une expérience assez pénible qui nous a dicté notre attitude: ne plus nous infliger des textes ésotériques qui représentent une vision biscornue de la vie.
Loin de tous les écrits que nous avons pu traiter durant notre année de terminale, loin des pensées de Descartes et de Platon. Le fait de comparer nos pensées à celles de ces grands philosophes accroît notre frustration plus que ça ne nous encourage à aborder la philosophie. Restons-en au côté accessible de la philo, sans nous éloignez trop des rives. Contentons-nous des situations quotidiennes sans traiter les grands sujets philosophiques...la pensée philosophique nous est utile, elle nous aide à prendre du recul par rapport à ce qu'on vit. Certes, ceci ne résout pas toutes nos questions existentielles insolvables...mais au moins nous permet de développer nos neurones. Prenons un moment où l'on mettra termes techniques et compagnie dans un panier à part afin de divaguer et de méditer à propos de notre vie, de nos motivations et de nos rêves. Ne pas penser relève à trahir notre essence en tant qu'êtres ayant la possibilité de penser. Nous sommes des substances pensantes.
La philosophie n'est pas toujours à prendre du côté péjoratif, car elle nous aidera à mieux cerner des situations, à relativiser nos problèmes et à diminuer les prises de tête.
Il est vrai que dans nos sociétés, les personnes qui analysent les situations sont la risée des autres, mais ceci n'est pas une raison suffisante pour laisser cette partie de notre être inexplorée. Pensez, et vous serez parfois surpris par les résultats de vos méditations, ou vous trouverez même qu'un philosophe notable est arrivé au même résultat que vous; et ceci ne fera que renforcer votre confiance en vous-même.


Hind El Gaidi

02.06.2005

Nul n'est Censé Ignorer la Loi

Elles sont plus de deux milles lois qui régissent notre société actuelle. On parle, on critique, on entreprend, on investit… Mais on ne prend connaissance de loi que lorsqu'elle est enfreinte. Je me suis toujours penchée sur la question: comment bénéficier de ses libertés (d'expression, de parole, de vie...) tout en se gardant d'enfreindre les limites? Et après maintes réflexions dont je vous épargnerez la complexité, mais j'ai abouti sur une conclusion qui peut paraître évidente: il faut connaître le B.A-BA des lois avant d'entreprendre quoi que ce soit. Mais d'un autre côté, ne serait-ce trop demander à toute personne qui voudrait se lancer dans un monde sans pitié? La meilleure leçon à tirer serait que les plus habiles et avisés réussissent à faire leur loi à eux, alors que le reste échoue tôt ou tard.
D'un point de vue plus philosophique, comme le dirait si bien Rousseau, si les lois n'existaient pas, que serait ont devenus? La loi de la jungle aurait régné sur nous humains. La loi sert à stabiliser la société et prend forme d'un pacte entre le peuple et ses dirigeants. Un pacte de bonne volonté afin de guider la diligence sur le droit chemin.
Mais qu'en est-il de la justesse des lois? Sont-elles infaillibles, ou à discuter? J'userai de l'exemple que nous a légué la littérature de Victor Hugo dans "Les Misérables". Que serait-il advenu de Jean Val Jean s'il n'avait pas volé du pain et qu'il n'avait pas été jeté au bagne pendant 20 ans? C'est toute une vie qui a été chamboulé, tout un avenir qui a été brisé...
Les lois d'un pays reflètent clairement son régime et ses aspirations politiques soit-elles ou sociales. Le régime totalitariste serait alors facilement reconnaissable à ses lois intransigeantes et inhumaines. Maintenant que nous sommes au 21ème siècle, l'ère de la suprématie des droits de l'homme, on assiste encore à des scènes où les droits les plus fondamentaux sont violés. Si on s'attarde encore plus à contempler l'évolution des temps modernes, on en ressortira avec un esprit de rébellion déclaré qui sera destructif plus que tout autre chose.
Combien de fois je me suis demandée de la sagesse des régisseurs de ces lois que nous devons respecter à tous les coups. Qu'ont-ils de plus que nous pour créer des lois pour nous? Et qu'en savons-nous de la validité de ces lois? Ils ont crée des lois au fur et à mesure des situations, des lois qui leur paraissaient rendre service à l'ordre public, mais ce sont parfois des lois qui rendent coupable le plus innocent des suspects. De fil en aguille, on aura compris que la démarche la plus démocratique du siècle n'est autre chose que le vote du peuple pour l'adoption d'une loi ou non. Reste à savoir si ces citoyens votent consciemment en pesant les pours et les contres ou bien ils le font pour faire comme les autres...De toute façon ils devront s'assumer par la suite, car c'est de leur choix qu'il s'agira.
En dernier lieu, je voudrais faire référence à Jacques Chirac qui a formulé lors de l'un de ses discours à Bordeaux (1999) "Toujours plus nombreux, les textes de loi sont aussi plus bavards, au risque d'en devenir inconsistants"...Ce serait une pensée à méditer, et pourquoi pas une idée d'un nouvel article?

Hind El Gaidi

La Passion de l'Ambition

Tout le monde a ses propres rêves qu'il voudrait voir se réaliser un jour...toute personne à des pensées intimes qu'elle aimerait accomplir un jour. Mais quand ces rêves et pensées deviennent notre unique leitmotiv qu'advient-il de nous? Lorsque toutes nos attentes et espérances sont portées sur une seule idée, quand l'envie frise l'obsession...On perd nos repères et valeurs, et on s'engage dans une course de fond sans aucune considération aux valeurs humaines. De là, on perd nos qualités humaines et émotionnelles et on en vit que pour notre but ultime. On sent l'épée de Damoclès menacer notre vie à tout moment mais on continue dans notre élan incommensurable. Il s'agit de l'ambition...l'ambition que la plupart des personnes confondent avec l'enthousiasme. Si on avait à théoriser ce concept et à lui trouver un schéma redondant, il serait le suivant: il est toujours question de l'histoire d'un campagnard éduqué dans les profondeurs abyssales d'une montagne et qui par la finesse de l'esprit l'aiguisement de ses sens a pu se tracer des objectifs et un parcours de guerrier qu'il accomplira une fois qu'il ait foulé le sol de la ville. C'est l'histoire de l'homme malheureux en guerre avec la société. "A nous deux Paris!" comme a dit Rastignac, personnage Balzacien qui évolua au fil des oeuvres de la Comédie humaine. Rastignac incarne le prototype de l'ambitieux lors de son évolution dans la société. N'oublions pas Julien Sorel qui fut le plus ambitieux des personnages Stendhaliens. Ces deux personnages à eux seuls représentent en long et en large le mécanisme de l'ambition dans la société.
"Nous voulons la fortune et nous n'avons le sou" est la devise de tous les ambitieux désireux d'atteindre les hautes sphères de la société sans aucune considération des désagréments qui puissent survenir lors de la vie. Est-ce une attitude à adopter de temps à autre pour la complétion de nos objectifs, ou bien cela reste-t-il un mode de vie à part que toute personne qui y pénètre ne pourra plus s'en extirper?