17.10.2005

C'est ma Vie apres Tout!

J'ai décidé d'agrémenter mon blog d'une nouvelle catégorie intitulée 'Ma Life'. L'objectif n'est pas de raconter de façon défrichée mes déboires ou mes joies, mes soirées ou mes sorties...mais c'est surtout de démarrer du cas spécial qu'est le mien lors de situations plus ou moins anodines et d'en tirer une certaine règle générale. L'autre but c'est aussi une manière de philosopher et méditer sur nos vies -mais pas au sens péjoratif-. De profiter de nos fautes pour faire de notre mieux les prochaines fois, de célébrer nos succès et de nous féliciter de notre courage. Le courage de nous réveiller chaque jour et d'affronter la vie avec tous ses aléas. Nous sommes des êtres forts et remplis de bonne volonté, malgré toutes nos fragilités internes, on se donne le moyen d'être d'attaque chaque matin, et ceci demande un sacré courage. Nos vies ressemblent à des sitcoms, moins drôles par moments, ou tout s'enchaine ne nous laissons point le temps de penser ou de réagir autrement. Joies, deuils, coups de cœur, chagrins d'amour...c'est notre vie nous femmes et hommes du 21 eme siècle. Notre vie est chargée de choses primordiales comme nos relations avec notre famille, nos carrières respectives ou alors de choses moins importantes comme le concert de 50 cent auquel on veut assister ou le dernier sac Gucci qu'on veut s'offrir. Mais c'est un tout cohérent et harmonieux qui fait de nous des êtres aimables, vivants et spontanés...heureux de ce qu'ils sont. Je vous laisse le plaisir de retrouver de temps à autre des notes concernant ma vie, suivies de petites analyses purement personnelles.

PS: Il se pourrait que mes notes soient en anglais ou en français!

 

05.09.2005

Fulla...Nouvelle Egérie

Le monde islamiste a connu l'entrée en vigueur d'une nouvelle égérie; il ne s'agit ni d'un militant islamiste ni d'un fkih, mais d'une poupée "Barbie". L'appeler Barbie serait une grosse erreur, car elle s'appelle bien Fulla. Je vous explique; Fulla est une poupée qui ressemble à la poupée Barbie, avec des beaux yeux, une belle taille et des cheveux mèches. A un petit détail près, on aurait bien cru qu'il s'agissait de la cousine de Barbie, mais c'est ce détail qui fait toute la différence. Fulla est une Barbie musulmane, eh oui! Qui aurait cru un jour. Féminine, avec de belles formes...mais elle impose deux tenues différentes selon ses activités: pour les sorties, il s'agit d'un tchador noir orne d'une lisière dore qui lui cache tout les corps et le visage pour ne laisser transparaite qu'une partie du front et des yeux. Alors que la tenue de la maison est moderne avec une petite jupe et un débardeur, les cheveux tresses avec des postiches rouges, un make-up bien apparent...Tout cela pour faire passer le message que Fulla est bel et bien la musulmane moderne. La nouvelle poupée se décline en d'autres modèles pour des Fullas actives qui mettent des bottes et des manteaux maxi, avec le foulard bien sur.
Ces menus détails ne revêtent peut être aucune importance aux yeux d'une personne adulte, mais a qui est destinée cette nouvelle poupée? Aux consommateurs du Moyen Orient en premier lieu. Une façon d'aliéner l'esprit des petites filles qui auront joue pendant toute leur enfance avec des poupées "musulmanes" qui font la part des choses et qui respectent les préceptes de la religion. Une des meilleures stratégies afin que les futures générations ne rechignent plus devant le voile ou le tchador. La Barbie passe maintenant pour une infidèle, une mécréante. C'est la que l'importance du choix des jouets s'impose...que choisir pour ses enfants? Sans oublier toutefois que les enfants imposent leur choix vu que tous leurs camarades ont les mêmes babioles. Une façon maligne de rentrer dans le subconscient de nos enfants et de les rallier aux masses.
On ignore encore le succès qu'a eu Fulla au sein du la société marocaine, mais tout ce que je sais c'est qu'elle est exposée dans le rayon jouets du célèbre centre commercial Alpha 55 a Casa. Je me demande si l'import des jouets est règle indépendamment de la nature du jouet, pourvu que le prix soit bien?

28.07.2005

Sex and the City

Cet article ne sera pas en anglais, même si le titre est totalement anglophone…mais je crois que la plupart des lecteurs savent ce qu’on traitera dans cet article. Pour les moins avisés, « Sex and the City » est une série américaine devenue culte, représentant la vie new-yorkaise de quatre copines célibataires. Une vie quotidienne dans le plus grand luxe, avec des hauts et des bas.
Tout d’abord, je tiens à clamer haut et fort que cette vie new-yorkaise qui fait rêver la majorité écrasante des téléspectateurs, n’est pas donnée à tout le monde. Il s’agit bien d’ « executive women » qui se sont vues tout donner afin d’être catapultées dans leurs carrières professionnelles et atteindre les sommets. Par conséquent, elles habitent dans de somptueuses maisons, s’offrent une garde-robe griffée et fréquentent les lieux les plus branchés. Des femmes frisant la quarantaine, qui ont privilégié leurs carrières avant tout autre chose. Une vision très individualiste d’une vie américaine à haute consommation. Tout est consommable, des habits jusqu’aux hommes.
Des femmes à l’air adolescent, que rien ne fait reculer. Une dimension parfois réaliste liée aux aléas de la vie…reste que le mode de vie fait rêver plus qu’il n’est accessible. Aussi, un comportement dévergondé vis-à-vis de leurs vies sexuelles. Spécialement Samantha qui ne se voit refuser aucune occasion pour faire une partie de jambes en l’air. Une approche ludique de la sexualité et de tous les « sex toys » qui font furie auprès des femmes avides de sensations fortes et nouvelles. Aucune pratique n’est mal vue, aucune situation n’est étonnante et tout est bon à vivre. De la bisexualité à l’échangisme, tout en passant par l’asexualité. On a laissé loin derrière nous la monogamie et le concept de fonder une famille.
Vue d’un œil dépourvu de sens critique, cette série semblerait être vide de sens et de contenu, car les actrices passent d’une aventure à une autre, tout en faisant quelques séquences shopping de temps à autre. Ceci ne nous intéresse point de cette perspective. Mais ce qui est plus captivant, c’est la vie solitaire de ces femmes qui n’ont rien ni personne pour les aider. Même si elles sont copines, il y a toujours des coups dans le dos. Leurs attitudes exubérantes et leur comportement extraverti ne remplace en aucun cas ce vide qui s’est installé au fond de chacune d’elle, et dont Carrie Bradshaw (la vedette) parle de temps à autre. A la fin, une constatation imminente s’impose ; elles veulent retourner au mode de vie traditionnel qu’est de fonder un foyer et d’avoir un conjoint aimant. Car tout compte fait, il faut bien quelqu’un avec qui on se retrouve le soir après une journée chargée en émotions…

Hind El Gaidi